Archives de catégorie : La vie du SAMA

 LA NEWSLETTER DU SAMA du 05/09/2019
  

 IN MEMORIAM JEAN LARTIGUE
 ÉDITO DE RENTRÉE SEPTEMBRE 2019
Beaucoup d’entre vous rentrez sans doute de vacances à la mer, à la montagne, de contrées lointaines ou plus proches. Partis pour recharger vos batteries, suivant les conseils des addictologues vous avez peut-être déconnecté tous vos moyens de liaison avec le monde qui, lui, ne s’est pas arrêté de tourner.Vous revenez de vacances et cherchez à savoir ce que vous avez raté ? « Notre générateur de récapitulatif de l’actualité est pour vous » annonce un grand média national.Je vais vous le faire gratuitement, bien sûr au prisme de mes yeux et de mon parcours.Fin Juin, comme à chaque Salon du Bourget, je suis passé au stand du Ministère des Armées. Le SSA  présentait l’IRBA et des productions de la DAPSA. Une jeune attachée d’administration  » chargée d’affaires recherche et innovation » était présente. J’ai pu savoir que le SSA cherchait à se procurer un grand nombre de mannequins pour formation aux situations d’urgence, sans doute aussi pour la formation aux premiers secours des volontaires du nouveau service national universel. Je me suis également rendu sur le stand de mes amis de l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire avec lesquels j’avais participé à la mise en œuvre du système de mesure par vol de l’exposition au rayonnement cosmique. J’ai appris avec satisfaction que cet IRSN (civil) coopérait avec le CTSA de l’hôpital militaire Percy pour la mise au point d’une nouvelle stratégie thérapeutique pour les brûlures radiologiques. Le CTSA est en effet en pointe sur la production des cellules souches mésenchymateuses.Sensibles à la crise climatique et à l’activisme d’une très jeune suédoise invitée à l’assemblée nationale, vous avez peut-être eu honte de prendre l’avion pour partir en vacances. L’aviation responsable de 2% des émissions d’origine humaine n’a pas attendue cette année pour les réduire et a un objectif très ambitieux de réduction supplémentaire de 75% pour le CO2 et de 90% pour les NOx d’ici 2050.Le 14 Juillet Franky Zapata évoluait devant la tribune présidentielle sur sa planche volante. Après un premier échec, il réussissait le 4 août la traversée de la Manche. Ce sportif de haut niveau est un constructeur de machine volante autodidacte. Il a été handicapé à l’école par une dyslexie et une dysorthographie, plus tard il n’a pu passer le brevet de pilote non professionnel car il ne satisfaisait pas aux normes médicales d’aptitude pour la vision des couleurs. Il a dû récemment faire face aux difficultés d’obtention des autorisations administratives pour expérimenter son flyboard.Le 21 juillet l’humanité a célébré le cinquantenaire des premiers pas de l’homme sur la lune, succès historique de la mission Appolo 11. Neil Armstrong était devenu une icône de l’odyssée de l’espace pour ma génération. Né en 1930, il avait du faire des petits boulots pour se payer des cours de pilotage.Bien sûr ce programme résultait d’un engagement total et jugé politiquement prioritaire dans la compétition entre l’Est et l’Ouest. La population a majoritairement accepté ce défi malgré des besoins « terrestres » importants dans cette période d’après seconde guerre mondiale. Etait aussi acceptée par la société américaine, les politiques et les astronautes la possibilité d’un échec. L’équipage d’Appolo 11 avait une chance sur deux de ne pas revenir vivant sur terre. D’ailleurs Aldrin a cassé lors de l’alunissage le levier de l’interrupteur du moteur du module lunaire qui a, après bricolage, heureusement pu démarrer pour décoller.A cette époque personne ne pensait à un retour sur investissement sur le plan économique. Aujourd’hui, toute l’économie dépend de l’espace. Sans satellite plus de paiements bancaires, plus géolocalisation, plus de réseaux électriques et de communications…Tout est régulé depuis l’espace. En 1967 les nations de l’ONU ont signé le « Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique », dit familièrement traité d’interdiction de militarisation de l’espace. Si aujourd’hui il n’y a pas d’armes au sens traditionnel du terme en permanence dans l’espace, tous les systèmes militaires sont contrôlés depuis l’espace. Mieux surveiller l’espace et protéger ses satellites est devenu primordial pour les puissances spatiales. Ainsi un grand commandement français de l’Espace sera créé le 1er septembre sous l’égide de l’Armée de l’Air ; il sera basé à Toulouse. Il n’en demeure pas moins qu’il serait dangereux que certains états renient le traité initial d’interdiction de placer des armes dans l’espace. De même il serait dangereux que certains essayent de contourner la difficulté en passant sous les radars avec des missiles hypersoniques d’autonomie quasi illimitée. L’explosion du 8 août dans la région d’Arkhangelsk serait un essai raté d’un missile de croisière à propulsion nucléaire Skyfall.Le 17 juillet, l’OMS déclaré comme urgence sanitaire l’actuelle épidémie à virus Ebola qui touche notamment la RDC et le Rwanda tout en préconisant de laisser les frontières ouvertes. Cette nouvelle épidémie a moins suscité d’intérêt dans les médias que celle de 2014-2016. Il y a eu certes moins de décès, 1700 depuis l’été 2018 contre plus de 11 000 pour la précédente. Les leçons organisationnelles ont été retenues, des traitements et vaccins sont disponibles bien qu’en nombre insuffisant.Au plan national, plus de 200 services d’urgences restent en grève ; des médecins retraités reprennent quelques jours de service. Les pénuries de certains médicaments persistent ; certains préconisent d’en faire fabriquer par une pharmacie nationale du type de la DAPSA militaire. La rentrée sociale se prépare avec la révision des lois de bioéthique, la réforme des retraites notamment.Des villes comme Nantes ont encore connu des échauffourées, mais aussi Moscou et Hong Kong. Même slogan des manifestants : « contre les violences policières, pour la démocratie. » Deux concepts peut-être différents d’un pays à l’autre !Cet inventaire à la Prévert incite, me semble-t-il, à la réflexion. Comment trouver un point d’équilibre entre les tyrannies de toutes sortes – normes de sécurité, médicales, administratives, etc.- et le laxisme absolu ; ou encore entre une ouverture sur le monde ou un repli autour de son clocher. Plus de tolérance est indispensable ; cette capacité humaine à accepter et respecter des idées qu’on désapprouve ou que l’on ne comprend pas.Cet été Jean LARTIGUE s’en est allé. Fidèle parmi les fidèles du SAMA. Son regard reflétait la bonté, sa voix était apaisante. Nous ne l’oublierons pas.

Gérard DESMARIS
Président du SAMA  

LA NEWSLETTER DU SAMA

IN MEMORIAM JEAN LARTIGUE

Jean Lartigue reste à jamais pour moi cet adhérent providentiel qui accepta, lors de l’assemblée générale du 15 mai 1993, de me succéder dans les fonctions de secrétaire général de notre syndicat. Oui, providentiel ! Depuis plus d’un an je cherchais celui à qui je pourrais passer la charge que m’avait imposée dès 1978, en quelque sorte d’autorité en faisant appel au sentiment, le Président Gilbert Mimoune lors d’un dîner chez le Professeur Scarbonchi, membre du conseil d’administration. Sans le moindre succès. La situation devenait pressante, car j’avais décidé de quitter Paris lorsque je prendrais ma retraite à 65 ans, en mars 1994. C’est alors que me vint l’inspiration d’explorer systématiquement la liste alphabétique de l’annuaire du SAMA. Ce fut le nom de Lartigue qui retint mon attention, pour la raison que cet adhérent, retraité en 1985, y figurait comme exerçant la Médecine du Travail, avec la mention de Trésorier adjoint de la Société de Médecine du Travail Est-Paris, ce qui permettait d’augurer d’une certaine disponibilité. Je ne me souvenais pas l’avoir rencontré depuis son adhésion, et c’était donc pour moi un parfait inconnu. Je l’appelais cependant sans plus tarder. Je fus immédiatement conquis par l’accueil, l’intérêt, la bienveillance, à mille lieux des propos embarrassés qui esquivaient régulièrement ma demande. A tel point que dès ce premier entretien je proposais à l’improbable oiseau rare d’assister « pour voir » au conseil d‘administration préparatoire à l’assemblée générale ordinaire convoquée le 15 mai 1993, avec à l’ordre du jour la relève du Président et du secrétaire général. Le test du conseil d’administration s’avérant d’emblée concluant, tant pour Jean Lartigue que pour les administrateurs présents, le généreux inconnu que j’avais in extremis sorti de mon chapeau allait endosser une charge exigeante. Une équipe rajeunie prendrait en mains les destinées du syndicat qui, en vingt ans, avait conquis toute sa place au soleil. La tâche était captivante. Entrant à peine dans la vie civile, j’en avais en toute inconscience pris pour quinze ans. Jean Lartigue, au moment où je lui passais le service, se doutait-il qu’il en ferait, à sa manière, encore plus ?                                                                                                                                            Il appartient aux présidents, Philippe Peu-Duvallon et Bernard Lefèvre, de dire ce que furent ces années, de disponibilité constante, d’efficacité éprouvée, de fidélité aussi à la médecine militaire dont nous gardons la fierté lorsque nous quittons l’uniforme. Et puis cet esprit de camaraderie, cet esprit de corps, qui fondent l’engagement total que nous admirons chez celui qui va nous manquer cruellement au moment de faire face aux défis que nous réserve un avenir incertain.

Yves PIRAME

Jean, mon ancien secrétaire général, mon ancien vice-président, mais aussi mon voisin et mon ami, nous a quittés.Tous vos témoignages concordent bien : il était à la fois la discrétion et l’humour, mais aussi la culture et la ténacité, il était encore à la recherche permanente de justice et d’équité cherchant à ne jamais léser qui que ce soit, à l’écoute de tous, désireux d’offrir le meilleur au travers de ses diverses responsabilités. Nous avons partagé le même enthousiasme au sein du SAMA auquel il s’est vraiment beaucoup donné pendant une quinzaine d’années.Les événements familiaux douloureux qu’il a affrontés l’ont évidemment beaucoup marqué mais il avait gardé cette délicatesse du cœur et de l’esprit qui faisait de lui un être exceptionnel. Je ne sais rien de ses obsèques auxquelles je souhaiterais me rendre. Avec chacun d’entre vous je m’incline devant ce vrai camarade et ce très fidèle ami. Je pense très fortement aux siens qui étaient vraiment pour lui l’essentiel de sa vie. Je sais qu’il ne nous a pas complètement quittés. Son départ doit nous rapprocher davantage encore.

Bernard LEFEVRE

En effet, j’avais des liens particuliers. Pendant toute la période où j’ai été président du SAMA, Jean a été un secrétaire général efficace et dévoué.  Nous avions noué une réelle amitié. Nous prenions souvent nos repas ensemble avant les réunions de bureau ou de Conseil d’administration. Il a poursuivi son activité avec Bernard Lefèvre qui m’avait succédé et était très fidèle aux réunions physiques ou téléphoniques. Il représentait aussi le SAMA dans une association d’anciens officiers s’occupant de leur reconversion   dans le civil à une époque où il y avait d’importantes difficultés. Il y était très apprécié et y avait un poste important. A ma demande, il était venu animer une réunion que j’avais organisée à Toulon. Bref, c’était un véritable ami et je le pleure comme vous.

Philippe PEU DUVALLON

Il est toujours triste de voir partir un camarade avec lequel les ans ont tissé des liens d’amitié. Je rejoins les sentiments exprimés par tous pour souligner sa gentillesse, sa discrétion et tout ce qu’il a apporté au SAMA. Je le revois à l’école et pense à tous ceux de sa promotion que j’ai connus. Ceux que je pourrai éventuellement joindre s’associeront à nous pour honorer sa mémoire.

Daniel LAVAUD

Souvenir de l’Assemblée Générale du SAMA en 2010 au Val de Grâce à Paris.

LA NEWSLETTER DU SAMA de juin 2019

1- CARMF : RETRAITE EN TEMPS CHOISI, nouveau dispositif 

MOT DU PRESIDENT 

« Touche pas au grisbi… » 

165 milliards d’euros, tel est le pactole global amassé depuis plusieurs années par les différents régimes de retraites par répartition pour assurer leurs arrières. Il se montait à 116 milliards en 2015. Un pactole convoité sur lequel il faudra statuer dans le cadre du chantier sur la réforme des retraites qui devrait aboutir à un système universel. Le futur régime devrait reprendre à la fois l’actif et le passif et choisir une gouvernance du fonds unique. 

Les camarades libéraux ont reçu un appel à pétition de la CARMF. Le MEDEF comme d’autres organismes sont aussi montés au créneau « les efforts consentis par les entreprises et les salariés du privé ne doivent pas bénéficier au laxisme d’autres régimes. » Il est vrai que l’effort contributif des assurés est variable selon les régimes avec pour certains des excédents qu’il convient d’examiner de façon absolue mais aussi relative ; quelques exemples : 

  • –  AGIRC ARCCO 71 milliards soit une année de pensions 

  • –  CNAVLP 22 milliards soit 7 années de pensions 

  • –  Indépendants du RCI 16 milliards soit 9 années de pensions 
Dans le même temps certains régimes n’ont aucune réserve, voire une dette portée par la CADES. Citons : la CNAV, la fonction publique, la SNCF, la RATP… 
Bien évidemment il y a de quoi s’interroger et d’être inquiet. 


03/06/2019 

Avoir une bonne gouvernance est essentiel. Je regrette toutefois à titre personnel qu’aucun chiffre n’étaye les affirmations de bonne gestion : 

  • –  Coût global de gestion 

  • –  Valorisation des avoirs 

  • –  Sommes dédiées à l’action sociale en sus du versement des pensions 
Je regrette aussi l’absence de proposition quant au fonds de réserve le plus adéquat pour l’avenir ; entre 0 et 9 années de réserves de pensions il y a un gouffre ! C’est un sujet très technique car il faut intégrer les projections démographiques (rapport cotisants/pensionnés) mais aussi l’évolution du PIB. 
Outre les deux documents qui font suite, je joins en fichier attaché pour les camarades intéressés le rapport du Comité d’Orientation des Retraites du 20 juin 2018. 
Bonne lecture et bonnes vacances pour les juilletistes. 
2 textes : 

  • –  CARMF Pénurie Médicale : La retraite en temps choisi 

  • –  CSMF Actu du 24 Mai 2019 
Dr Gérard DESMARIS 


LA NEWSLETTER DU SAMA 

Page 1 

LA NEWSLETTER DU SAMA 

LA NEWSLETTER DU SAMA 

1- CARMF : RETRAITE EN TEMPS CHOISI, NOUVEAU DISPOSITIF 

En déplacement le 3 Mai dernier, Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé que le seuil d’exonération serait porté de 40 000 € à 80 000 € pour les médecins en cumul retraite / activité libérale exerçant en « zone sous-dense », c’est-à-dire caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins. 

Il est rappelé qu’en 2017, le Conseil d’Administration de la CARMF avait considéré que le seuil de dispense de 40 000 €, applicable au seul régime Allocations Supplémentaires de Vieillesse (ASV) et non aux autres régimes, était trop bas car très inférieur aux revenus des médecins concernés. 

Il n’est certes jamais trop tard pour bien faire, mais la profession a continué à évoluer depuis cette époque et la CARMF rappelle que dans le cadre d’une réflexion approfondie sur les évolutions de la société, elle propose maintenant en parallèle au cumul retraite / activité libérale, « La Retraite en temps choisi » qui permet la poursuite d’exercice tout en acquérant des points retraites supplémentaires, en bénéficiant d’une majoration de la future pension ET en conservant subsidiairement une couverture prévoyance et décès. 

La CARMF invite donc les confrères à une étude circonstanciée, personnalisée et approfondie de la meilleure solution pour une retraite heureuse et sans frustration. 

2 – Réforme des retraites : les médecins refusent d’être les dindons de la farce 

La CSMF, qui a participé activement aux discussions sur la réforme des retraites, appelle le Haut-Commissariat à la réforme des retraites (HCRR) à répondre aux questions et inquiétudes des médecins libéraux sur les points suivants : 

  • Quel mécanisme collectif pour pallier la baisse des pensions des médecins libéraux que va entraîner mécaniquement la mise en place de la retraite universelle ? 

  • Que vont devenir les réserves de la CARMF ? Il est indispensable qu’elles reviennent aux médecins et qu’elles ne servent pas à combler les déficits des régimes spéciaux. Que deviendra aussi la CARMF, qui a par ailleurs une action sociale ? 

  • Comment intégrer l’ASV dans le régime universel alors qu’il fait partie du pacte conventionnel ? Comment pérenniser l’ASV et son mode de financement ? 

  • Dans un système majoritairement constitué de salariés, quelle sera la place des professions libérales et plus particulièrement des médecins libéraux dans la gouvernance du régime universel ? 
La CSMF se joint au SN-MCR et refuse que les médecins libéraux soient sacrifiés sur l’autel de cette réforme. 


Page 2 

Le Secrétaire Général du SAMA, le Dr Louis Reymondon, s’est procuré le dernier livre « l’Ancre et la Caméra » du Dr Jacques Henri Baixe, fondateur du SAMA, qui a dirigé de nombreuses années le Festival du cinéma subaquatique à Toulon, 

Ce livre est une tranche vivante de son extraordinaire biographie. 

LA NEWSLETTER DU SAMA 

Page 3 

S. A. M. A.
SYNDICAT DES ANCIENS MEDECINS DES ARMEES EXERCANT UNE 2CARRIERE

Paris, le 02 Mai 2019 

NOM : ………………………………………………………………………………………………… Prénom : …………………………………………………………………………………………….. Adresse : ……………………………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………………………………………….

Ville : ………………………………………… Tél :


IMPORTANT* : Adresse E mail : 

Code Postal : …………………………………… Fax : 

Activité professionnelle : – Médecin Généraliste o – Médecin Spécialiste o 

Mode d’exercice : ………………………
Autre activité professionnelle (exclusive ou non) 

Quelle spécialité? : Date de la mise à la retraite de l’Armée: ………………………………………………………. 

Date d’entrée dans les Ecoles du Service de Santé

  • –  Lyon : …………. 

  • –  Bordeaux : …………. 

  • –  Recrutement collatéral : …………… 
  • Titres scientifiques, hospitaliers et qualification civile : ………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………

    • Sociétés savantes : …………………………………………………………………………………

      • Grade : ……………………………………………………………………………………………….
      • Décorations :
-
- 
-

      • Titre et qualification dans les Armées : ………………………………………………………… 

      • Etes-vous membre, personnellement :
C.S.M.F. o F.M.F. o S.M.L. o Autres Syndicats : o 

Autres responsabilités : 

– Mandat électif : o – Conseil de l’ordre : o – Coderpa : o – Autres : 

Lequel ? – 

1 – Montant de la cotisation annuelle 2019 : 

  
Membre retraité définitif (carrières civile et militaire) : 70€70 Euros 
   
Pour tous les autres : 140140 Euros 
  
1ere année d’installation après départ de l’Armée : 70€70 Euros 
   
Don et Soutien :  

3 Possibilités de règlement : 

– Chèque bancaire ou postal par courrier à l’ordre du SAMA,


– Virement: IBAN DU SAMA : BANQUE HSBC : FR76 3005 6000 9100 9154 0811072


– Paiement en ligne sur le site du SAMA ww.sama-syndicat.com 

La cotisation syndicale est déductible fiscalement, soit à titre de Syndicat Professionnel à hauteur de 66%, (cases 7AC à 7AH de la 2042) soit en frais professionnels déclarés au réel à 100%, quel que soit le montant versé mais de moins de 1% de vos revenus. 

Le : 

Signature :


P. S. : Un justificatif de règlement vous sera adressé dès réception de votre paiement. 

79, rue de Tocqueville 75017 PARIS


tél. : 01.44.29.01.24. fax : 01.40.54.00.66 email : gomedclp@club-internet.fr

SITE INTERNET : www.sama-syndicat.com 

LA NEWSLETTER DU SAMA POUR L’AG DU 10/07/18 à PARIS

MOT DU NOUVEAU PRESIDENT 

Pour la première fois depuis dix ans le SAMA accueillait à son AG un représentant du CNOM, le Dr BRASSEUR qui est aussi un réserviste actif sur les bâtiments de la Royale. Deux représentants de la DCSSA, le MG ROGIER et madame LAMARQUE nous ont fait l’honneur d’accepter notre invitation; représentants qualifiés puisqu’ils sont respectivement responsable de la stratégie et de la reconversion. Le cadre informel a permis des échanges tripartites très intéressants et même nécessaires.

Alors que le plan SSA 2020 arrive à son terme, il faut déjà se projeter plus loin et se poser la question de la raison d’être du SSA. « Ne pas changer, c’est mourir» rappelle le général ROGIER. Le service s’est déjà recentré sur le soutien opérationnel des troupes. Aujourd’hui, les modalités d’action changent: groupes d’intervention plus petits et plus nombreux. Il faudrait un nombre plus important de jeunes médecins pour satisfaire les besoins. Or le SSA a des difficultés à recruter et à fidéliser. Ceci conduit à une fatigue proche du burn out pour 90 % des médecins en service dans les forces. Un recours à des contractuels est nécessaire, mais aussi une gestion des flux adaptée. Il s’agit de rendre le service attractif, de pouvoir le quitter dans de bonnes conditions et de pouvoir y revenir pour une certaine période. Le Guide à la Transition professionnelle trouve ici toute son importance. Le terme Transition exprimant mieux cette possibilité d’aller-retour que Reconversion. Cette gestion des flux implique la mise en œuvre de protocoles Santé/Défense relatifs aux questions de l’inscription à l’ordre et à l’exercice des spécialités exclusives. Le docteur BRASSEUR connaît bien ces problématiques. Un médecin qui demande son inscription à l’Ordre comme généraliste doit justifier de trois mois de pratique de gynécologie et trois mois de pédiatrie dans les trois années précédentes. Ces spécialités n’existent plus dans le SSA. Pour le MG ROGIER, le médecin « généraliste» militaire doit avoir des compétences d’urgentiste, ceci alors que les CAMU vont disparaître. Les représentants du SSA et du CNOM s’accordent sur la nécessité d’établir des passerelles dans ce « silotage »des modes d’exercice actuels. Le docteur BRASSEUR nous donne une information d’importance pour nos jeunes camarades désirant quitter le service pour s’installer dans le civil. Les 60000 médecins seuls en zone sous dense (désert médical) vont disparaître. Ce type d’exercice n’est plus viable. Les ARS ne parlent plus que maisons médicales qui regroupent plusieurs acteurs de la santé. 

A la suite de cette AG vous m’avez confié la Présidence du SAMA. Je sais pouvoir compter sur l’aide de Louis REYMONDON qui a bien voulu me succéder au secrétariat général. Nous avons besoin de tous les membres car des dossiers très techniques comme celui des retraites, des reconversions, des réorganisations des services de santé, nous attendent. Le SAMA ne devrait pas être qu’une chambre de résonnance des angoisses mais une force de réflexion et de proposition. Bonnes vacances à toutes et tous. 

Dr Gérard DESMARIS Président 

PROCES VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE 

Le samedi 30 juin 2018 

Au siège de l’ASNOM, 19, rue Daru 75017 PARIS 

Cette AG du SAMA 2018 a pu se réunir au 19, rue Daru, 75017 PARIS, siège national de l’ASNOM, à l’invitation amicale de son président, le Dr Georges DURAND, représenté par le Dr Alain RICHARD. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. 

Etaient présents: Le président Xavier LONIEWSKI, le président d’honneur Bernard LEFEVRE, le secrétaire général Gérard DESMARIS, le Trésorier Jean-Louis PINAUD, les Drs François CHASSAING, ancien président, François DAVID, ancien secrétaire général, Louis REYMONDON et Michel ROBERT, membres du Conseil d’Administration, la Médecin en Chef Anne-Marie JALADY (participante à titre de camaraderie). Ces 9 présents étaient porteurs de 41 pouvoirs valides. 

Etaient excusés: Les Drs Yves PIRAME, ancien secrétaire général, Philippe PEU-DUVALLON, ancien président, Jean-Charles REMY, ancien trésorier, Bernard DAUBA-ETCHEBARNE et Daniel LAVAUD, membres du Conseil d’Administration. 

Invités présents: Le MG Christophe ROGIER, directeur de la Division Expertise et Stratégie Santé de Défense de la DCSSA, représentant la MGA Maryline GYGAX GENERO, directrice centrale du Service de Santé des Armées, Madame Muriel LAMARQUE, cheffe de la section « transition professionnelle » du SSA, le Dr Jean-Marc BRASSEUR, représentant le Dr Patrick BOUET, président du Conseil National de l’Ordre des Médecins. 

Invités excusés: Le Dr Francis LOUIS, président de « Ceux du Pharo » retenu à Marseille. Madame le Dr Anny-France DAMAS, veuve du Dr Jean-Michel DAMAS, ancien président national de l’ASNOM et collaboratrice de la Rédaction du Bulletin. 

ORDRE DU JOUR 

La séance est ouverte à 9 H 45 : 

Le Rapport moral du président Xavier LONIEWSKI évoque les promesses de campagne du Président de la République et les principaux points mettant en danger la situation des anciens médecins des armées dans leur reconversion, leur retraite ou les pensions de réversion. 

Le Rapport financier du trésorier, le Dr Jean-Louis PINAUD, expose les dispositions de réduction des dépenses imposées par la baisse des recettes et la nécessité d’entamer les faibles réserves. Elles ont abouti à un redressement de la situation générale avec un solde du compte de + 5 755 € au 31 décembre 2017. La réduction (de 10 à 5%) du temps de secrétariat de l’assistante mise à disposition par le GOMED a été une économie regrettable mais substantielle et il faut remercier Madame Christine LE PAHUN, qui n’en accomplit pas moins les mêmes tâches essentielles qu’auparavant. Quitus au trésorier à l’unanimité. 

Le Rapport d’activité du secrétaire général, le Dr Gérard DESMARIS, a parfaitement balayé les missions du SAMA, les services rendus, les inquiétudes légitimes de certains dont il s’est efforcé de faire une analyse apaisée conduisant à une vigilance accrue et l’espoir de solutions acceptables malgré ce contexte général extrêmement préoccupant. 

Ces trois Rapports ont été discutés dans un dialogue serein et constructif où chacun a apporté ses remarques, ses propositions, son expérience particulière de tel ou tel dossier, en particulier celui des retraites suivi par le Dr Bernard LEFEVRE dans le cadre de la CPRM (Confédération des Personnels Retraités Militaires) et de la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale. Le Quorum étant atteint (9+41), ils ont été APPROUVES à main levée à l’UNANIMITE. 

Le président a ensuite prié ses invités représentatifs de s’exprimer, ce qu’ils ont fait longuement, échangeant librement aves les administrateurs du SAMA et balayant les grands sujets de préoccupation:

Le Médecin Général Christophe ROGIER a commenté les changements en cours et en projet dans le fonctionnement du service de Santé des Armées et de ses missions très diverses et parfois très exposées. Il a expliqué le recours nécessaire à des praticiens contractuels, les changements de méthodes et de pratiques reposant sur les ressources du numérique, en pleine évolution, auxquelles le SSA réfléchit et se pose même en leader d’innovation. Ce directeur de la Division Expertise et Stratégie Santé de Défense de la DCSSA conclut en affirmant devoir répondre aux objectifs fixés « en tenant compte des ressources allouées ». Dans un livre récent, le Dr Patrick BOUET, sortant de sa réserve de président de l’Ordre National des Médecins, alerte sur le devenir catastrophique du système de santé, dégradé insidieusement par la vision purement comptable de « maÎtrise des coûts « . Militaire ou civil, le système de santé de notre pays se voit contraint de supporter la réduction des moyens financiers par des politiques innovantes et des réformes structurelles en gestation. On préférerait une politique adaptée aux besoins. Madame Muriel LAMARQUE est alors invitée à exposer les méthodes de travail qu’elle met en place pour préparer, non « la reconversion » mais la « transition professionnelle » (le terme est plus dans l’air du temps !) des personnels militaires de santé vers des emplois civils, libéraux ou salariés. Il est convenu avec le SAMA que, dès l’été, la préparation de la refonte de son Guide à la Reconversion sera conduite en concertation et échanges d’intérêt mutuel avec, notamment, un format commun de fiches dédiées aux divers modes d’exercice envisagés. On insiste d’un commun accord pour dire que le départ du service actif dans les Armées se prépare au moins 6 à 12 mois à l’avance et que notre action commune doit viser à faciliter ce changement sous tous ses aspects (professionnel, juridique, social, etc … ). Le SAMA s’oriente ainsi vers un « Guide à la transition» de format informatique, largement diffusé et accessible car les départs surviennent encore de manière trop « brutale, violente et inattendue ». Le partenariat avec le DCSSA est relancé. 

Le Dr Jean-Marc BRASSEUR, représentant le CNOM, occupe aussi des fonctions à titre personnel dans les organismes de réserve de la Marine Nationale, très au fait des préparatifs de reconversion. Il révélera qu’aujourd’hui, si le diplôme de docteur en médecine conserve bien une valeur « universelle », il faut toutefois, pour être autorisé par l’Ordre à s’établir comme médecin généraliste, faire preuve de spécialisations en médecine générale qui comporte notamment des attestations universitaires de compétence en pédiatrie, gynécologie, gériatrie, etc … Qui le sait? Des échanges entre le SAMA et le CNOM s’avèrent indispensables et seront l’objet de concertations à la demande après cette matinée très instructive. La question épineuse du recrutement (commun à toutes les associations ou syndicats professionnels) est liée au manque de communication. Le MG ROGIER donne d’utiles conseils pratiques en recommandant l’accès aux sites médico-militaires avec lien vers le SAMA, Facebook ou blogs à concevoir. Le président LONIEWSKI y restera très attentif. 

A 12 h 00 h la séance est levée, en remerciant tous les participants. 

Une brève intervention du Secrétaire Général annoncera que le Conseil d’Administration est inchangé. Le président en exercice et le trésorier adjoint ne renouvelant pas leur mandat, le SAMA les remercie pour leur efficace dévouement et le nouveau Bureau est établi comme suit: Président: Gérard DESMARIS, Président d’honneur (retraites et mesures sociales) : Bernard LEFEVRE, Pastprésident en charge du web: Xavier LONIEWSKI, Trésorier général: Jean-Louis PINAUD , Trésorier adjoint: Bernard DAUBA-ETCHEBARNE, Secrétaire général: Louis REYMONDON (féminisation du recrutement) Secrétaire général adjoint: Michel ROBERT. 

PDF Embedder requires a url attribute

Un repas à « Il était une oie dans le Sud-Ouest» a prolongé ces échanges conviviaux. 


Mes Chers Camarades,
Après avoir lu la note de notre Président d’Honneur, le Dr François Chassaing, « Qu’est-ce qu’un établissement hospitalier moderne ? » des images des hôpitaux militaires du siècle dernier me reviennent.
C’était bien ! Souvenez-vous de leurs salles communes peuplées d’appelés en pyjama bleu clair. Beaucoup d’appelés et peu d’élus à la fonction enviée de « malade dit travailleur »
Je vous adresse cette photo prise en Août 2017 à l’hôpital des Invalides.
Oui, c’est bien au centre un ancien trésorier du SAMA.
Non, il ne pousse pas une tondeuse à gazon, ce n’est pas un « malade dit travailleur », il n’y en a plus depuis longtemps ! mais il montre à ses proches émus, que grâce à un déambulateur à 4 roues, même si elles sont totalement indépendantes les unes des autres, il peut déambuler seul en tout terrain, sur le gazon de l’hôpital des Invalides.
Ce texte est un acte gratuit qui ne veut rien prouver mais qui me permet de rire sans me moquer d’un aléa de santé.
On parle beaucoup actuellement du rire à l’hôpital…
Très amicalement à vous.
Jean Charles REMY

Réflexion

En vue d’un rendez-vous avec la Direction Centrale du Service de Santé des Armées, au printemps 2018, nous aimerions connaître vos actuels sujets de préoccupation ou d’interrogation ? Merci de renvoyer vos remarques par retour de mail, ou bien au dos du bulletin de la Tombola, par courrier.
Vos réponses permettront dans le prolongement de la croisière du 16 Décembre, de tenir un séminaire de réflexion, avec les personnes présentes qui souhaitent y participer.

La tombola de noël du SAMA

Comme il est de tradition maintenant depuis de nombreuses années, nous organisons de nouveau notre déjeuner-tombola de Noël, indispensable complément à notre activité syndicale trop minimale.

Nous serions extrêmement heureux que vous vous joignez à nous:

le Samedi 16 Décembre 2017 à 12 h à Paris pour un déjeuner-croisière sur la seine : rdv à 12h sur le quai qui fait face au Musée d’Orsay à Paris.

A cette occasion, une main innocente tirera au sort, les gagnants de la tombola.
Cette fois-ci, c’est un séjour d’une semaine dans la plus grande station de ski d’Europe (les Arcs – Paradiski) et 3 lots de vin de Gevrey-Chambertin (Bourgogne) qui sont proposés comme supers lots.

Au-delà de cet appel à votre générosité, c’est un vrai cadeau que nous offrons !

Les lots sont vraiment de grande qualité : mobilisons-nous tous, en prenant au minimum 1 ticket à 20 euros (mais tentez les lots de 5 tickets) et permettez- nous de réaliser notre mission.
Si votre disponibilité ne permet pas de vous investir davantage dans le SAMA, aidez-nous en participant à cette tombola, vous ne le regretterez pas !
Une super-idée : offrez comme cadeau de Noël des tickets à vos amis, votre famille, vos proches et vos moins proches… Nous souhaitons à chacun d’entre vous de gagner.
Avec mes remerciements anticipés pour votre générosité, je vous prie de croire, mes chers camarades, à l’expression de mes sentiments très cordiaux.

1er LOT:


Un séjour du 10 au 17 mars 2018 dans un superbe F4 pour 8 personnes (valeur 1400 €) AUX ARCS 1800 m en Haute Savoie au pied des pistes

2e LOT

6 Bouteilles de Gevrey Chambertin prêtes à boire ! Reparties en 3 lots (3×2)

Xavier Loniewski, Président du SAMA

LA CROISIERE DU SAMA : SAMEDI 16 DECEMBRE 2017 / Editorial

Mes Très Chers Camarades,
Comme je vous l’avais rappelé dans la précédente Newsletter, la situation financière du SAMA devient extrêmement préoccupante au point que le SAMA risque de disparaitre si chacun de vous n’accomplit pas son devoir en payant sa cotisation en temps et en heure.
Les non à jour trouveront ci-joint un rappel de cotisation.
De plus, c’est très facile maintenant en allant sur le site du SAMA, vous pouvez le faire en 3 clics et de façon tout à fait sûre. Si cette procédure ne vous satisfaisait pas, vous pouvez toujours envoyer un chèque à notre trésorier, Jean-Louis Pinaud ou à Christine au SAMA, voire faire un virement directement sur le compte bancaire HSBC du SAMA (

Ce contenu est réservé aux abonnés.
)
Par ailleurs, il faudrait que chacun de nous se démène un peu plus pour approcher de nouveaux candidats, et les faire s’inscrire au SAMA. Il nous faut des jeunes, des collègues dans la vie active. C’est pour les défendre que le SAMA s’est institutionnalisé comme Syndicat.
Avec toute ma sympathie, à tous.
Docteur Xavier Loniewski – Président du SAMA

Chers Camarades,
L’avez-vous remarqué ?
Cette lettre du SAMA porte le N° 100, cela va sans dire
nous ne sommes pas restés sans rien faire, cela va encore
mieux en le disant : Il nous faut maintenant du sang neuf,
de nouvelles compétences, de nouvelles idées, de
nouvelles cotisations.
Nous comptons sur vous. Très amicalement à tous
Docteur Jean Charles REMY – Trésorier Adjoint

LE SAMA 43 ANS PLUS TARD ET 100 NUMEROS PLUS LOIN

Par Bernard Lefèvre, Président d’honneur

A raison d’une moyenne de 2 à 3 numéros par an, notre lettre du SAMA représente,
outre une mémoire de notre activité, le travail considérable de plusieurs équipes qui
se sont successivement penchées sur le sort et l’avenir des médecins des armées
depuis plus de 40 ans.
Est-ce une oeuvre corporatiste pour autant ? Autrement dit, nous sommes nous
repliés sur nous même pour défendre nos simples intérêts ? S’il en était ainsi, tous ces
efforts pourraient paraitre bien dérisoires.
En fait à travers ce regard sur l’avenir de notre métier, nous avons toujours su le mettre dans une perspective
moins égocentriste, et le replacer dans l’évolution du monde militaire d’un côté, et dans celle du monde médical
de l’autre.
C’est ainsi que nous sommes devenus des références dans ces deux domaines, et la reconnaissance qui nous en a
été officiellement manifestée, au travers de nos postes au sein des organismes officiels et professionnels
notamment, en est la belle illustration.

A titre personnel, ma présence au sein du SAMA comme vice président en 1997, comme président de 1998
jusqu’en 2011, et président d’honneur depuis, le SAMA représente pour moi, vous pouvez l’imaginer, plus qu’une
organisation syndicale mais un lieu de rencontres et d’échanges avec des femmes et des hommes de grande
qualité dont je voudrais saluer l’implication, le désintéressement, la rigueur et aussi l’amitié. Sans eux, et tout
particulièrement sans Christine, notre mémoire vive, il n’y aurait jamais eu de journal, dont on sait qu’il fait le lien
entre ses membres mais aussi avec les camarades qui ne l’ont pas encore rallié pour des choix personnels ou des
raisons administratives réglementaires.
A l’heure de la médiatisation « tous azimuts », nous avons besoin de poser nos idées, de les méditer pour ne pas
disperser nos énergies et travailler ensemble dans le même sens : rien ne vaut alors le papier, l’écrit réfléchi qui
est source d’interrogations et de remises en cause.
Reprenant le fil de l’histoire du SAMA, nous pouvons constater combien il a fallu d’imagination, d’adaptation et
de persuasion pour tous ceux qui se sont investis dans notre démarche solidaire pour faire admettre, reconnaitre
et apprécier par l’institution militaire et ceux qui l’ont servie notre organisation « syndicale » , dont le seul mot
était d’emblée une source de malentendu, pour ne pas dire de conflit.
La grande histoire nous a contés que ce mouvement est né au 19e siècle au travers de confrontations violentes
avec le bras armé des différents exécutifs : pourtant le temps a fait son oeuvre et c’est désormais un droit de
l’homme que de pouvoir s’exprimer. Nous en sommes un « fer de lance » dans notre milieu professionnel : cela
nous donne une responsabilité supplémentaire non seulement pour nos camarades mais aussi pour l’ensemble de
la communauté militaire qui suit attentivement nos actions à l’heure où vont se mettre en place les associations
professionnelles nationales de militaires.

numéros, c’est donc comités de rédaction faits trop souvent dans la solitude du seul
rédacteur, concepteur, maquetteur quand il n’était pas en plus distributeur…La trop petite communauté qui s’est
chargée pendant toutes ces années de ce service aura besoin dans l’avenir de la créativité de nouveaux talents et
de nouvelles plumes : c’est à ce prix que nous reflèterons la qualité de notre engagement au moment où de
nombreux camarades quittent le service et vont affronter l’angoisse d’une transition de carrière pas toujours
évidente.
Parions qu’au numéro 200 une jeune équipe dynamique informatisée sortira mensuellement le résumé de nos
«Tchats », sans avoir à se préoccuper réellement du contenu des articles : ce sera davantage coller à la réalité et
probablement mieux répondre à la demande immédiate. Sera-ce pour autant mieux répondre aux vrais besoins ?
Ne devons nous pas au contraire réagir à certaines réalités trop vite acceptées et responsabiliser nos adhérents ?
Voilà qu’à nos préoccupations de responsables syndicaux s’ajoutent bien celles d’éditorialistes : un autre métier
qui nécessite un panel de qualités que l’on retrouve finalement régulièrement chez nombre de médecins des
armées, spécialistes de l’adaptation en tous genres et en milieu extrême, fiers de leur éthique tournée vers le
service des autres…
La porte est ouverte aux volontaires….
Bon anniversaire à notre « lettre du SAMA », une belle centenaire !