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LA NEWSLETTER DU SAMA POUR L’AG DU 10/07/18 à PARIS

MOT DU NOUVEAU PRESIDENT 

Pour la première fois depuis dix ans le SAMA accueillait à son AG un représentant du CNOM, le Dr BRASSEUR qui est aussi un réserviste actif sur les bâtiments de la Royale. Deux représentants de la DCSSA, le MG ROGIER et madame LAMARQUE nous ont fait l’honneur d’accepter notre invitation; représentants qualifiés puisqu’ils sont respectivement responsable de la stratégie et de la reconversion. Le cadre informel a permis des échanges tripartites très intéressants et même nécessaires.

Alors que le plan SSA 2020 arrive à son terme, il faut déjà se projeter plus loin et se poser la question de la raison d’être du SSA. « Ne pas changer, c’est mourir» rappelle le général ROGIER. Le service s’est déjà recentré sur le soutien opérationnel des troupes. Aujourd’hui, les modalités d’action changent: groupes d’intervention plus petits et plus nombreux. Il faudrait un nombre plus important de jeunes médecins pour satisfaire les besoins. Or le SSA a des difficultés à recruter et à fidéliser. Ceci conduit à une fatigue proche du burn out pour 90 % des médecins en service dans les forces. Un recours à des contractuels est nécessaire, mais aussi une gestion des flux adaptée. Il s’agit de rendre le service attractif, de pouvoir le quitter dans de bonnes conditions et de pouvoir y revenir pour une certaine période. Le Guide à la Transition professionnelle trouve ici toute son importance. Le terme Transition exprimant mieux cette possibilité d’aller-retour que Reconversion. Cette gestion des flux implique la mise en œuvre de protocoles Santé/Défense relatifs aux questions de l’inscription à l’ordre et à l’exercice des spécialités exclusives. Le docteur BRASSEUR connaît bien ces problématiques. Un médecin qui demande son inscription à l’Ordre comme généraliste doit justifier de trois mois de pratique de gynécologie et trois mois de pédiatrie dans les trois années précédentes. Ces spécialités n’existent plus dans le SSA. Pour le MG ROGIER, le médecin « généraliste» militaire doit avoir des compétences d’urgentiste, ceci alors que les CAMU vont disparaître. Les représentants du SSA et du CNOM s’accordent sur la nécessité d’établir des passerelles dans ce « silotage »des modes d’exercice actuels. Le docteur BRASSEUR nous donne une information d’importance pour nos jeunes camarades désirant quitter le service pour s’installer dans le civil. Les 60000 médecins seuls en zone sous dense (désert médical) vont disparaître. Ce type d’exercice n’est plus viable. Les ARS ne parlent plus que maisons médicales qui regroupent plusieurs acteurs de la santé. 

A la suite de cette AG vous m’avez confié la Présidence du SAMA. Je sais pouvoir compter sur l’aide de Louis REYMONDON qui a bien voulu me succéder au secrétariat général. Nous avons besoin de tous les membres car des dossiers très techniques comme celui des retraites, des reconversions, des réorganisations des services de santé, nous attendent. Le SAMA ne devrait pas être qu’une chambre de résonnance des angoisses mais une force de réflexion et de proposition. Bonnes vacances à toutes et tous. 

Dr Gérard DESMARIS Président 

PROCES VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE 

Le samedi 30 juin 2018 

Au siège de l’ASNOM, 19, rue Daru 75017 PARIS 

Cette AG du SAMA 2018 a pu se réunir au 19, rue Daru, 75017 PARIS, siège national de l’ASNOM, à l’invitation amicale de son président, le Dr Georges DURAND, représenté par le Dr Alain RICHARD. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. 

Etaient présents: Le président Xavier LONIEWSKI, le président d’honneur Bernard LEFEVRE, le secrétaire général Gérard DESMARIS, le Trésorier Jean-Louis PINAUD, les Drs François CHASSAING, ancien président, François DAVID, ancien secrétaire général, Louis REYMONDON et Michel ROBERT, membres du Conseil d’Administration, la Médecin en Chef Anne-Marie JALADY (participante à titre de camaraderie). Ces 9 présents étaient porteurs de 41 pouvoirs valides. 

Etaient excusés: Les Drs Yves PIRAME, ancien secrétaire général, Philippe PEU-DUVALLON, ancien président, Jean-Charles REMY, ancien trésorier, Bernard DAUBA-ETCHEBARNE et Daniel LAVAUD, membres du Conseil d’Administration. 

Invités présents: Le MG Christophe ROGIER, directeur de la Division Expertise et Stratégie Santé de Défense de la DCSSA, représentant la MGA Maryline GYGAX GENERO, directrice centrale du Service de Santé des Armées, Madame Muriel LAMARQUE, cheffe de la section « transition professionnelle » du SSA, le Dr Jean-Marc BRASSEUR, représentant le Dr Patrick BOUET, président du Conseil National de l’Ordre des Médecins. 

Invités excusés: Le Dr Francis LOUIS, président de « Ceux du Pharo » retenu à Marseille. Madame le Dr Anny-France DAMAS, veuve du Dr Jean-Michel DAMAS, ancien président national de l’ASNOM et collaboratrice de la Rédaction du Bulletin. 

ORDRE DU JOUR 

La séance est ouverte à 9 H 45 : 

Le Rapport moral du président Xavier LONIEWSKI évoque les promesses de campagne du Président de la République et les principaux points mettant en danger la situation des anciens médecins des armées dans leur reconversion, leur retraite ou les pensions de réversion. 

Le Rapport financier du trésorier, le Dr Jean-Louis PINAUD, expose les dispositions de réduction des dépenses imposées par la baisse des recettes et la nécessité d’entamer les faibles réserves. Elles ont abouti à un redressement de la situation générale avec un solde du compte de + 5 755 € au 31 décembre 2017. La réduction (de 10 à 5%) du temps de secrétariat de l’assistante mise à disposition par le GOMED a été une économie regrettable mais substantielle et il faut remercier Madame Christine LE PAHUN, qui n’en accomplit pas moins les mêmes tâches essentielles qu’auparavant. Quitus au trésorier à l’unanimité. 

Le Rapport d’activité du secrétaire général, le Dr Gérard DESMARIS, a parfaitement balayé les missions du SAMA, les services rendus, les inquiétudes légitimes de certains dont il s’est efforcé de faire une analyse apaisée conduisant à une vigilance accrue et l’espoir de solutions acceptables malgré ce contexte général extrêmement préoccupant. 

Ces trois Rapports ont été discutés dans un dialogue serein et constructif où chacun a apporté ses remarques, ses propositions, son expérience particulière de tel ou tel dossier, en particulier celui des retraites suivi par le Dr Bernard LEFEVRE dans le cadre de la CPRM (Confédération des Personnels Retraités Militaires) et de la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale. Le Quorum étant atteint (9+41), ils ont été APPROUVES à main levée à l’UNANIMITE. 

Le président a ensuite prié ses invités représentatifs de s’exprimer, ce qu’ils ont fait longuement, échangeant librement aves les administrateurs du SAMA et balayant les grands sujets de préoccupation:

Le Médecin Général Christophe ROGIER a commenté les changements en cours et en projet dans le fonctionnement du service de Santé des Armées et de ses missions très diverses et parfois très exposées. Il a expliqué le recours nécessaire à des praticiens contractuels, les changements de méthodes et de pratiques reposant sur les ressources du numérique, en pleine évolution, auxquelles le SSA réfléchit et se pose même en leader d’innovation. Ce directeur de la Division Expertise et Stratégie Santé de Défense de la DCSSA conclut en affirmant devoir répondre aux objectifs fixés « en tenant compte des ressources allouées ». Dans un livre récent, le Dr Patrick BOUET, sortant de sa réserve de président de l’Ordre National des Médecins, alerte sur le devenir catastrophique du système de santé, dégradé insidieusement par la vision purement comptable de « maÎtrise des coûts « . Militaire ou civil, le système de santé de notre pays se voit contraint de supporter la réduction des moyens financiers par des politiques innovantes et des réformes structurelles en gestation. On préférerait une politique adaptée aux besoins. Madame Muriel LAMARQUE est alors invitée à exposer les méthodes de travail qu’elle met en place pour préparer, non « la reconversion » mais la « transition professionnelle » (le terme est plus dans l’air du temps !) des personnels militaires de santé vers des emplois civils, libéraux ou salariés. Il est convenu avec le SAMA que, dès l’été, la préparation de la refonte de son Guide à la Reconversion sera conduite en concertation et échanges d’intérêt mutuel avec, notamment, un format commun de fiches dédiées aux divers modes d’exercice envisagés. On insiste d’un commun accord pour dire que le départ du service actif dans les Armées se prépare au moins 6 à 12 mois à l’avance et que notre action commune doit viser à faciliter ce changement sous tous ses aspects (professionnel, juridique, social, etc … ). Le SAMA s’oriente ainsi vers un « Guide à la transition» de format informatique, largement diffusé et accessible car les départs surviennent encore de manière trop « brutale, violente et inattendue ». Le partenariat avec le DCSSA est relancé. 

Le Dr Jean-Marc BRASSEUR, représentant le CNOM, occupe aussi des fonctions à titre personnel dans les organismes de réserve de la Marine Nationale, très au fait des préparatifs de reconversion. Il révélera qu’aujourd’hui, si le diplôme de docteur en médecine conserve bien une valeur « universelle », il faut toutefois, pour être autorisé par l’Ordre à s’établir comme médecin généraliste, faire preuve de spécialisations en médecine générale qui comporte notamment des attestations universitaires de compétence en pédiatrie, gynécologie, gériatrie, etc … Qui le sait? Des échanges entre le SAMA et le CNOM s’avèrent indispensables et seront l’objet de concertations à la demande après cette matinée très instructive. La question épineuse du recrutement (commun à toutes les associations ou syndicats professionnels) est liée au manque de communication. Le MG ROGIER donne d’utiles conseils pratiques en recommandant l’accès aux sites médico-militaires avec lien vers le SAMA, Facebook ou blogs à concevoir. Le président LONIEWSKI y restera très attentif. 

A 12 h 00 h la séance est levée, en remerciant tous les participants. 

Une brève intervention du Secrétaire Général annoncera que le Conseil d’Administration est inchangé. Le président en exercice et le trésorier adjoint ne renouvelant pas leur mandat, le SAMA les remercie pour leur efficace dévouement et le nouveau Bureau est établi comme suit: Président: Gérard DESMARIS, Président d’honneur (retraites et mesures sociales) : Bernard LEFEVRE, Pastprésident en charge du web: Xavier LONIEWSKI, Trésorier général: Jean-Louis PINAUD , Trésorier adjoint: Bernard DAUBA-ETCHEBARNE, Secrétaire général: Louis REYMONDON (féminisation du recrutement) Secrétaire général adjoint: Michel ROBERT. 

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Un repas à « Il était une oie dans le Sud-Ouest» a prolongé ces échanges conviviaux. 


Mes Chers Camarades,
Après avoir lu la note de notre Président d’Honneur, le Dr François Chassaing, « Qu’est-ce qu’un établissement hospitalier moderne ? » des images des hôpitaux militaires du siècle dernier me reviennent.
C’était bien ! Souvenez-vous de leurs salles communes peuplées d’appelés en pyjama bleu clair. Beaucoup d’appelés et peu d’élus à la fonction enviée de « malade dit travailleur »
Je vous adresse cette photo prise en Août 2017 à l’hôpital des Invalides.
Oui, c’est bien au centre un ancien trésorier du SAMA.
Non, il ne pousse pas une tondeuse à gazon, ce n’est pas un « malade dit travailleur », il n’y en a plus depuis longtemps ! mais il montre à ses proches émus, que grâce à un déambulateur à 4 roues, même si elles sont totalement indépendantes les unes des autres, il peut déambuler seul en tout terrain, sur le gazon de l’hôpital des Invalides.
Ce texte est un acte gratuit qui ne veut rien prouver mais qui me permet de rire sans me moquer d’un aléa de santé.
On parle beaucoup actuellement du rire à l’hôpital…
Très amicalement à vous.
Jean Charles REMY

Réflexion

En vue d’un rendez-vous avec la Direction Centrale du Service de Santé des Armées, au printemps 2018, nous aimerions connaître vos actuels sujets de préoccupation ou d’interrogation ? Merci de renvoyer vos remarques par retour de mail, ou bien au dos du bulletin de la Tombola, par courrier.
Vos réponses permettront dans le prolongement de la croisière du 16 Décembre, de tenir un séminaire de réflexion, avec les personnes présentes qui souhaitent y participer.

La tombola de noël du SAMA

Comme il est de tradition maintenant depuis de nombreuses années, nous organisons de nouveau notre déjeuner-tombola de Noël, indispensable complément à notre activité syndicale trop minimale.

Nous serions extrêmement heureux que vous vous joignez à nous:

le Samedi 16 Décembre 2017 à 12 h à Paris pour un déjeuner-croisière sur la seine : rdv à 12h sur le quai qui fait face au Musée d’Orsay à Paris.

A cette occasion, une main innocente tirera au sort, les gagnants de la tombola.
Cette fois-ci, c’est un séjour d’une semaine dans la plus grande station de ski d’Europe (les Arcs – Paradiski) et 3 lots de vin de Gevrey-Chambertin (Bourgogne) qui sont proposés comme supers lots.

Au-delà de cet appel à votre générosité, c’est un vrai cadeau que nous offrons !

Les lots sont vraiment de grande qualité : mobilisons-nous tous, en prenant au minimum 1 ticket à 20 euros (mais tentez les lots de 5 tickets) et permettez- nous de réaliser notre mission.
Si votre disponibilité ne permet pas de vous investir davantage dans le SAMA, aidez-nous en participant à cette tombola, vous ne le regretterez pas !
Une super-idée : offrez comme cadeau de Noël des tickets à vos amis, votre famille, vos proches et vos moins proches… Nous souhaitons à chacun d’entre vous de gagner.
Avec mes remerciements anticipés pour votre générosité, je vous prie de croire, mes chers camarades, à l’expression de mes sentiments très cordiaux.

1er LOT:


Un séjour du 10 au 17 mars 2018 dans un superbe F4 pour 8 personnes (valeur 1400 €) AUX ARCS 1800 m en Haute Savoie au pied des pistes

2e LOT

6 Bouteilles de Gevrey Chambertin prêtes à boire ! Reparties en 3 lots (3×2)

Xavier Loniewski, Président du SAMA

LA CROISIERE DU SAMA : SAMEDI 16 DECEMBRE 2017 / Editorial

Mes Très Chers Camarades,
Comme je vous l’avais rappelé dans la précédente Newsletter, la situation financière du SAMA devient extrêmement préoccupante au point que le SAMA risque de disparaitre si chacun de vous n’accomplit pas son devoir en payant sa cotisation en temps et en heure.
Les non à jour trouveront ci-joint un rappel de cotisation.
De plus, c’est très facile maintenant en allant sur le site du SAMA, vous pouvez le faire en 3 clics et de façon tout à fait sûre. Si cette procédure ne vous satisfaisait pas, vous pouvez toujours envoyer un chèque à notre trésorier, Jean-Louis Pinaud ou à Christine au SAMA, voire faire un virement directement sur le compte bancaire HSBC du SAMA (

Ce contenu est réservé aux abonnés.
)
Par ailleurs, il faudrait que chacun de nous se démène un peu plus pour approcher de nouveaux candidats, et les faire s’inscrire au SAMA. Il nous faut des jeunes, des collègues dans la vie active. C’est pour les défendre que le SAMA s’est institutionnalisé comme Syndicat.
Avec toute ma sympathie, à tous.
Docteur Xavier Loniewski – Président du SAMA

Chers Camarades,
L’avez-vous remarqué ?
Cette lettre du SAMA porte le N° 100, cela va sans dire
nous ne sommes pas restés sans rien faire, cela va encore
mieux en le disant : Il nous faut maintenant du sang neuf,
de nouvelles compétences, de nouvelles idées, de
nouvelles cotisations.
Nous comptons sur vous. Très amicalement à tous
Docteur Jean Charles REMY – Trésorier Adjoint

LE SAMA 43 ANS PLUS TARD ET 100 NUMEROS PLUS LOIN

Par Bernard Lefèvre, Président d’honneur

A raison d’une moyenne de 2 à 3 numéros par an, notre lettre du SAMA représente,
outre une mémoire de notre activité, le travail considérable de plusieurs équipes qui
se sont successivement penchées sur le sort et l’avenir des médecins des armées
depuis plus de 40 ans.
Est-ce une oeuvre corporatiste pour autant ? Autrement dit, nous sommes nous
repliés sur nous même pour défendre nos simples intérêts ? S’il en était ainsi, tous ces
efforts pourraient paraitre bien dérisoires.
En fait à travers ce regard sur l’avenir de notre métier, nous avons toujours su le mettre dans une perspective
moins égocentriste, et le replacer dans l’évolution du monde militaire d’un côté, et dans celle du monde médical
de l’autre.
C’est ainsi que nous sommes devenus des références dans ces deux domaines, et la reconnaissance qui nous en a
été officiellement manifestée, au travers de nos postes au sein des organismes officiels et professionnels
notamment, en est la belle illustration.

A titre personnel, ma présence au sein du SAMA comme vice président en 1997, comme président de 1998
jusqu’en 2011, et président d’honneur depuis, le SAMA représente pour moi, vous pouvez l’imaginer, plus qu’une
organisation syndicale mais un lieu de rencontres et d’échanges avec des femmes et des hommes de grande
qualité dont je voudrais saluer l’implication, le désintéressement, la rigueur et aussi l’amitié. Sans eux, et tout
particulièrement sans Christine, notre mémoire vive, il n’y aurait jamais eu de journal, dont on sait qu’il fait le lien
entre ses membres mais aussi avec les camarades qui ne l’ont pas encore rallié pour des choix personnels ou des
raisons administratives réglementaires.
A l’heure de la médiatisation « tous azimuts », nous avons besoin de poser nos idées, de les méditer pour ne pas
disperser nos énergies et travailler ensemble dans le même sens : rien ne vaut alors le papier, l’écrit réfléchi qui
est source d’interrogations et de remises en cause.
Reprenant le fil de l’histoire du SAMA, nous pouvons constater combien il a fallu d’imagination, d’adaptation et
de persuasion pour tous ceux qui se sont investis dans notre démarche solidaire pour faire admettre, reconnaitre
et apprécier par l’institution militaire et ceux qui l’ont servie notre organisation « syndicale » , dont le seul mot
était d’emblée une source de malentendu, pour ne pas dire de conflit.
La grande histoire nous a contés que ce mouvement est né au 19e siècle au travers de confrontations violentes
avec le bras armé des différents exécutifs : pourtant le temps a fait son oeuvre et c’est désormais un droit de
l’homme que de pouvoir s’exprimer. Nous en sommes un « fer de lance » dans notre milieu professionnel : cela
nous donne une responsabilité supplémentaire non seulement pour nos camarades mais aussi pour l’ensemble de
la communauté militaire qui suit attentivement nos actions à l’heure où vont se mettre en place les associations
professionnelles nationales de militaires.

numéros, c’est donc comités de rédaction faits trop souvent dans la solitude du seul
rédacteur, concepteur, maquetteur quand il n’était pas en plus distributeur…La trop petite communauté qui s’est
chargée pendant toutes ces années de ce service aura besoin dans l’avenir de la créativité de nouveaux talents et
de nouvelles plumes : c’est à ce prix que nous reflèterons la qualité de notre engagement au moment où de
nombreux camarades quittent le service et vont affronter l’angoisse d’une transition de carrière pas toujours
évidente.
Parions qu’au numéro 200 une jeune équipe dynamique informatisée sortira mensuellement le résumé de nos
«Tchats », sans avoir à se préoccuper réellement du contenu des articles : ce sera davantage coller à la réalité et
probablement mieux répondre à la demande immédiate. Sera-ce pour autant mieux répondre aux vrais besoins ?
Ne devons nous pas au contraire réagir à certaines réalités trop vite acceptées et responsabiliser nos adhérents ?
Voilà qu’à nos préoccupations de responsables syndicaux s’ajoutent bien celles d’éditorialistes : un autre métier
qui nécessite un panel de qualités que l’on retrouve finalement régulièrement chez nombre de médecins des
armées, spécialistes de l’adaptation en tous genres et en milieu extrême, fiers de leur éthique tournée vers le
service des autres…
La porte est ouverte aux volontaires….
Bon anniversaire à notre « lettre du SAMA », une belle centenaire !

Gérard DESMARIS
Secrétaire Général
*Pour vous éviter d’aller à la pêche dans
le dictionnaire des expressions : un jour
un singe lava une patate avant de la
manger, puis apprit la pratique à un
autre congénère qui, à son tour …
Quand le centième singe apprit à laver
les tubercules, tout à coup,
spontanément et sans contact
physique, les primates des autres îles,
firent de même !

VOUS AVEZ DIT 100 IEME ?
Pour le lexicographe, centième est un adjectif numéral ordinal. Qui occupe
le rang marqué par le nombre cent. Qui vient après le quatre-vingt-dixneuvième
selon la définition laconique du Petit Larousse. C’est aussi dix
fois dix, c’est à dire un grand nombre. Ou encore cinq fois vingt. Nicolas
Boileau a écrit en 1674 : « Hâtez-vous lentement et, sans perdre courage,
vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ; polissez-le sans cesse et le
repolissez. » Rappeler inlassablement les buts du SAMA, toujours poser la
question « si le SAMA n’existait pas ? » Depuis sa création en 1973, c’est le
même combat. La mémoire de nos anciens est périodiquement salie, la
reconversion civile des jeunes camarades toujours compliquée, la menace
sur nos retraites et leur cumul toujours aussi présente ! Nous faire
connaître et attirer de nouveaux membres, voilà coûte que coûte le
message à marteler. Mais je suis aux cent coups. Moins de cent cotisants
actifs fin 2014. Alors, encore un effort pour espérer voir le phénomène du
« centième singe ! » *

Mes chers camarades,
Vous tenez entre vos mains le bulletin de votre syndicat, qui était une
Amicale à ses origines.
La petite rétrospective que vous pourrez parcourir ci-après grâce aux archives
mais aussi à la phénoménale mémoire de notre vénérable camarade PIRAME
vous éclairera sur un passé à la fois si proche et si lointain !
Un passé lointain : nos anciens avaient connu la guerre et l’après-guerre, beaucoup ont servi dans la
« coloniale », en exerçant une médecine d’outre-mer axée sur la durée et sur le fond, avec une armée
de gros bataillons et de gros bataillons de médecins, et des chiffres d’affiliation à l’AMA puis au SAMA
faisant rêver …
Un passé avec des préoccupations proches des nôtres : les DROITS des anciens militaires, des médecins
nouvellement et tardivement arrivés sur le marché du travail, l’accueil ou le rejet des instances
administratives et professionnelles, une guerre froide remplacée par une instabilité mondialisée (avec
des attentats aussi bien « chez nous » que « là bas », vécus en direct sur nos écrans), les génériques de
la variole tels Ebola ou H1N1 …et toujours l’inquiétude sur l’avenir du SSA et du SAMA.
A travers les générations, au fil de nos 100 bulletins nous nous retrouvons autour de valeurs partagées
et le sentiment d’une action opiniâtre, et de missions jusque là remplies.
Les prochains bulletins seront-ils des e-communications, que vous lirez et stockerez dans le cloud ? Nos
soucis d’aujourd’hui feront- ils sourire nos lecteurs de demain ?
Rendez-vous dans l’avenir,
Et plus prosaïquement retrouvez nous à l’Assemblée Générale du SAMA qui aura lieu à Paris le Samedi
6 Juin 2015, dans un Val de Grâce toujours tenu par nos camarades du SSA !
A bientôt.
Dr François CHASSAING
Président du SAMA