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AG du SAMA – LE MUY 13 AVRIL 2019 – Rapport d’activités 

Cher(e)s camarades, 

Après les excellents Rapports de notre Président et de notre Trésorier, La Bruyère me dirait “ tout est dit et l’on vient trop tard…”. Mais, au SAMA, pas de “ querelle des anciens et des modernes”, simplement des plus anciens, encore dépositaires de sa mémoire. Profitez –en ! 

  • –  J’ai, au privilège de l’âge, la mémoire de l’AMA, “association, type 1901,d’anciens médecins des armées exerçant la médecine libérale ou salariée” dans une seconde carrière professionnelle civile, fondée à Toulon en 1972 par Jacques-Henri BAIXE. Son combat gagnant fut de défendre nos droits vis-à-vis de la CARMF. La Sélection du Reader’s Digest pourrait inscrire notre regretté fondateur, cet ancien Médecin de Marine, sans étoiles mais plein d’étincelles, comme “ l’homme le plus extraordinaire que j’ai rencontré ” : Le premier à avoir plongé sous la glace avec l’Expédition polaire de Paul Emile-Victor, initiateur avec la NASA, au cap Canavéral, des caissons hyperbares appliqués à la médecine au delà des accidents de plongée, animateur du “ Festival International de Cinéma Subaquatique“ et dépositaire de la Cinémathèque éponyme… Il mérite une biographie illustrée ! 

  • –  C’est aussi Yves PIRAME, notre doyen d’âge, toujours fidèle, qui sait tout de notre Histoire du Corps de Santé des Armées et du SAMA. Car il a bien fallu, pour d’autres combats, devenir “Syndicat”, selon le Code du Travail, ouvrant ainsi la voie du syndicalisme en milieu militaire, aujourd’hui suivie par la Gendarmerie et certaines armées de pays européens. Nous avons siégé ensemble dans la Commission de réforme des études médicales pour y défendre nos titres hospitaliers militaires, à l’invitation du Pr Jacques ROUX, condisciple des navalais délocalisés à Montpellier sous l’Occupation, grand 


résistant, spécialiste de la Fièvre de Malte et Directeur de la Santé sous le Ministère de Laurent FABIUS. Il a servi de fusible à son Ministre dans la lamentable affaire du sang contaminé ! Et c’est l’occasion d’exprimer à sa mémoire la gratitude du SAMA le jour où nous célébrons justement l’œuvre d’Alain GEORGES face au sida et le soutien du sénateur Victor ROBINI qui a sauvé nos titres militaires. 

Le SAMA, bien plus que trentenaire, ne manque pas d’historiographes et ces “membres historiques” sont les mieux placés pour fixer toujours la ligne de défense de nos secondes carrières et aussi garder la fidélité au Service qui nous a formés, comme l’a rappelé Gérard DESMARIS. Les Ecoles Annexes de la Marine, l’Ecole Principale du Cours de la Marne de Bordeaux, l’Ecole de Santé Militaire de l’avenue Berthelot à Lyon, les Ecoles d’Application de la Marine à Toulon, des Armées au Val-de-Grâce et de la Médecine coloniale et tropicale au Pharo à Marseille sont un moule qui obéit aux mêmes valeurs d’honneur et discipline, de dévouement jusqu’au sacrifice, de compétence et de solidarité humaine : car nous apportons le même soin à nos soldats et à ceux de l’adversaire, à nos compatriotes comme aux populations civiles de l’extérieur, selon les belles devises de nos Ecoles rappelées sur la plaque mémorielle posée ce matin. En ce jour, comme toujours au SAMA, nous sommes réunis sans distinction d’origine, de carrières, de parcours, de galons ou d’étoiles. Nous sommes tous reconnaissants à nos Maîtres, militaires ou universitaires, qui nous ont transmis leur savoir et leur savoir-être. La cohorte qui formait une haie ininterrompue, du Pont Alexandre III aux Invalides, a démontré, au passage de notre camarade mort au Mali en service commandé, que notre Corps de Santé est uni et fraternel dans la joie et dans les épreuves. 

Votre Secrétaire général a donc repris du service en Juillet dernier car notre Président Xavier LONIEWSKI, chirurgien débordé par sa charge de travail, ne pouvait renouveler son mandat et, par un jeu de chaises musicales 

approuvé par tous, la présidence revenait naturellement à celui qui avait jusqu’ici parfaitement assuré la tâche de secrétaire général. Oui, mais qui pour lui succéder ? Echec du Tour de table ! Avec la promesse de Bernard LEFEVRE de continuer à nous conseiller et l’aide assurée, bien au delà de ses obligations au GOMED, par Christine LE PAHUN, j’ai accepté timidement de repartir pour un tour en attendant un volontaire successeur…Et me voici enlisé faute de candidat ! D’autant plus que j’ai un vœu pieux, celui de passer la main à une camarade, ancienne de nos Ecoles, puisque le Service de Santé des Armées est aujourd’hui féminisé à près de 60%, voire davantage à l’avenir. 

Nous économisons nos frais de voyage sur Paris par des conférences téléphoniques de Bureaux ou de Conseils d’administration réguliers, une Newsletter mensuelle reste diffusée, Xavier consacre tous ses efforts à restaurer le site du SAMA et nous l’en remercions. 

Recrutement, appel aux dons pour compenser la rentrée insuffisante des cotisations, vigilance sur la question brûlante des retraites et des pensions de reversions, actualisation du Guide à la transition professionnelle. Il y a du pain sur la planche et je remercie chacun de vous, particulièrement les anciens présidents, trésoriers et secrétaires généraux de leur contribution soutenue. 

Le SAMA poursuit son rayonnement, surtout en cette période tourmentée. 

Bernard LEFEVRE, notre président d’honneur, est gravement souffrant, vous le savez. Il nous livre son message : “ 3 grandes valeurs m’ont porté, la recherche de l’excellence, le sens du service et l’amour des autres. Peut être cela pourra-t-il aider nos plus jeunes à construire leur avenir ”. MERCI. 

Louis REYMONDON

Edito du Président 2017

EDITO DU PRÉSIDENT

Mes très cher(e)s Camarades,

Toutes mes pensées vont vers vous en cette année 2017, année tournant de tous les dangers pour nous et notre beau pays qu’est la France. J’engage chacun de vous, quelques soient ses opinions de ne pas renoncer et de s’engager car certainement toutes les énergies seront nécessaires pour préserver notre avenir commun.

A propos d’avenir, j’ai le bonheur de vous annoncer que le nouveau site du SAMA est en ligne. Je vous engage à y surfer. Il comporte encore certainement beaucoup d’imperfections, et mériterait certainement d’être nourri particulièrement avec les photos que chacun d’entre nous pourrait y ajouter. Il vous suffit de contacter Christine qui les transmettra à l’informaticien.

Enfin dans le registre de notre avenir, je viens d’avoir sous les yeux un excellent document mis à jour et rédigé par les équipes du SNMCR que dirige le Dr Yves DECALF, qui fait la synthèse des problèmes liés à la retraite des médecins dont je vous joins la tables des matières et l’adresse du site internet où il est consultable car il est trop long pour être joint à notre newsletter.

Enfin j’y joins une synthèse toujours du même auteur , pour ceux qui envisagent de prendre leur retraite et que perturbent la modification de la loi fiscale annoncée pour 2017, si cette réforme est bien mise en place après les élections présidentielles, concernant le prélèvement à la source :

Neutralisation fiscale de l’année 2017, faut-il retarder la liquidation de sa retraite jusqu’en 2018 ?

En 2018, l’impôt sur le revenu serait prélevé directement sur les salaires et les pensionsLe prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu s’appliquerait  au 1erjanvier 2018.

Ceci aurait 2 conséquences :

– une neutralisation fiscaledes revenus 2017(sauf revenus exceptionnels) ;

– un impôt contemporain de l’année, qui en 2018 portera sur les revenus de cette même année 2018.

Sur le plan fiscal, il peut y avoir intérêt à repousser son départ à la retraite au-delà de 2017

1/ Serez-vous concerné ?

Oui, comme salarié, travailleur indépendant(médecin, artisan, commerçant, agriculteur…) ou retraité.Les contribuables qui perçoivent des revenus dits de remplacement (allocation chômage,maternité…) entrent aussi dans le champ du prélèvement. Les propriétaires qui perçoivent des revenus foncierssont également concernés.

2/ Qui collectera l’impôt ?

Si vous êtes salarié ou retraité, l’impôt sera collecté par l’entreprise ou l’organisme versant les revenus.  Une nouvelleligne« impôt sur le revenu » apparaîtra donc sur votre feuille de paie en 2018. Si vous êtes retraité,vos caisses de retraiteprélèveront l’impôt.   

Pour les travailleurs indépendantset les revenus fonciers, l’impôt sera versé sous forme d’acomptes mensuels ou trimestriels (sur 12 mois), prélevés sur le compte bancaire, mais intégrant la neutralisation fiscale 2017. Le montant de ces acomptes en 2018seront calculés en fonction du bénéfice de :

Année N-2 (2016) pour les acomptes de janvier à août de l’année N (2018)

Année N-1 (2017) base de calcul pour les acomptes de septembre à décembre de l’année N (2018).

La régularisation basée sur les revenus réels 2018 s’effectuera en septembre 2019.

3/ Comment se fera ce changement ?  

Jusqu’à présent l’impôt sur le revenu est prélevé avec un an de décalage. Vous payerez donc en 2017 un impôt sur vos revenus de 2016 déclarés en 2017. Le prélèvement à la source consiste à collecter l’impôt dès qu’un revenu apparaît. Par conséquent, en 2018 vous paierez chaque mois l’impôt dû sur vos revenus non de 2017 (sauf revenus exceptionnels) maisde 2018, l’année en cours.

4 / Et les impôts 2017 ? Ils sont neutralisés fiscalement, sauf revenus exceptionnels.

Cependant, Il faudra déclarer en 2018 les revenus 2017, ce qui servira à ajuster en septembre 2018 le taux ou les acomptes de prélèvement de l’année 2018, et à apprécier s’il y a eu en 2017 des revenus qualifiés d’exceptionnels.

Le moyen sera le CIMR (Crédit d’Impôt Modernisation Recouvrement), qui résulte du calcul de ce que le contribuable aurait dû payer pour 2017, hors revenus exceptionnels. In fine, seuls les revenus qualifiés d’exceptionnels de 2017 feront l’objet d’une imposition. Les réductions et crédits d’impôts attachés à des dépenses de 2017 seront pris en compte en 2018.

5 /Existe-il un risque de payer trop…ou pas assez?

À terme non, mais en cours d’année peut-être, c’est d’ailleurs le cas avec les acomptes aujourd’hui. En pratique, l’administration fiscale transmettra aux employeurs ou aux caisses de retraite un taux d’imposition pour chaque personne(le taux initial utilisé en 2018 sera calculé sur la base du revenu 2016, ajusté en septembre 2018 en fonction des revenus 2017). Les contribuables en couple pourront opter pour un taux différent pour chacun des conjoints.

En cas de plusieurs sources de revenus, il pourra être appliqué un taux « standard » par tranche dépendant du seul montant de ces revenus de 0 à 43%, comme pour les salariés entrant dans la vie active, avec par la suite un complément éventuel d’impôt de régularisation.

Ce taux (ou pour les travailleurs indépendants l’acompte) sera modifiable en cours d’année en cas de baisse de revenu ou de changement de situation familiale.

Si l’impôt collecté chaque mois dépasse le montant définitif, la différence vous sera restituéeen septembre 2019.  Dans le cas contraire, un soldevous sera réclamé fin 2019.

6 / Les salariés devront-ils dévoiler leur vie privée (salaire du conjoint, personnes à charge…) à leur employeur ?

Non, l’entreprise ne connaîtra qu’un taux d’imposition, elle n’aura pas d’information sur le salaire de votre conjoint ou sur vos autres sources de revenus. Pour plus de confidentialitéles couples pourront demander à être soumis à des taux de prélèvement différents, notamment en cas de forte disparité de salaires. Pour autant, l’imposition finale sera toujours calculée en fonction du nombre de parts du foyer.

7 / Y aurait-il des gagnants ?

Parmi les gagnants, pourraient figurer les personnes partant en retraite à partir de 2018. En effet, ils devraient acquitter cette année-là un impôt appliqué sur une base réduite (leur première année de retraite) et non sur leurs derniers revenus d’activité de 2017 en principe plus élevés. Et par la suite, pour tous, une moindre charge pour les héritiers qui n’auront pas (ou peu) à payer en impôt sur le revenu du décédé, puisqu’il a réglé à la source ses impôts de l’année.

LE CALENDRIER officiel  https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A10458ou http://www.economie.gouv.fr/prelevement-a-la-source

La mise en place du prélèvement à la source se fera, si elle n’est pas annulée, selon le calendrier suivant :

  • printemps 2017 : les contribuables déclarent les revenus perçus en 2016, comme précédemment ;
  • septembre 2017 : l’administration fiscale transmet au salarié (via l’avis d’imposition) et à l’employeur (via le flux retour de la DSN = Déclaration Sociale Nominative) le taux de prélèvement applicable, calculé sur la base de la déclaration des revenus perçus en 2016, et intégré automatiquement dans le logiciel de paie, ou si c’est le cas le montant des acomptes ;
  • janvier 2018 : ce taux de prélèvement est appliqué au salaire net imposable perçu, l’employeur devant retenir la part imposable sur le salaire net à verser au titre de chaque mois (et qui est reversée à l’administration fiscale le mois suivant), ou si c’est le cas au montant des acomptes ;
  • printemps 2018 : les contribuables déclarent les revenus perçus en 2017 ;
  • septembre 2018 : actualisation dutauxde prélèvement ou du montant d’acompteen fonction de la déclaration des revenus perçus en 2017.

Voilà de quoi nourrir de profondes réflexions… !

Très amicalement à tous.

Dr Xavier LONIEWSKI

Président du SAMA

LA NEWSLETTER DU SAMA 

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU SAMA  2019

MOT DU PRESIDENT 

Chères et chers camarades, 

Matinée mémorielle émouvante. Hommages rendus à trois médecins militaires, enfants du MUY, de trois générations successives. Caractères forts. Carrières exceptionnelles diverses guidées par un même idéal. Accueil chaleureux de la municipalité de cette petite localité rurale marquée par l’histoire. 

Chaude camaraderie autour du repas regroupant plus de soixante adhérents de Ceux du Pharo, de l’ASNOM, de la SEVG et du SAMA. On en ressort revigoré, pour un temps. 

Après-midi, AG du SAMA, retour à la dure réalité ! 

« Le succès par la persévérance fait oublier les peines d’antan. » (Les pensées africaines 2004) 

Dr Gérard DESMARIS 

02/05/2019 

LA NEWSLETTER DU SAMA 

LA NEWSLETTER DU SAMA 

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU SAMA 

En marge de la Commémoration de 3 anciens médecins militaires originaires du Muy (83), 

le SAMA a tenu son Assemblée Générale dans cette même cité à 16h 

Etaient présents les Docteurs : F. Chassaing, F. David, G. Desmaris, Ph. Peu Duvallon, J. Feuillerat, J-L. Pinaud, Y. Pirame, L. Reymondon, M. Robert et P. Saliou. 

Etaient excusés les Docteurs : B. Lefèvre, X. Loniewski, J-Ch. Remy, les MG. C. Rogier (DCSSA) et Dr. J-M. Brasseur (CNOM), invités. Dr J.M. Brasseur, tout juste rentré d’une période de réserve sur le bâtiment de la Marine Nationale « Auvergne ». 

1/ Rapport moral du Président : Dr G. Desmaris 

En préambule, le Président se félicite du succès de la manifestation mémorielle de la matinée et de l’hommage simultané rendu au Médecin Principal Marc Laycuras, mort pour la France. 

C’est l’occasion de souligner que ce rassemblement du Syndicat des Anciens Médecins des Armées (SAMA) et des associations (SEVG, ASNOM, Ceux du Pharo) doit être un facteur d’union intergénérationnelle. D’autant que l’action du SAMA, dont la mission d’accompagnement des « flux sortants » de médecins d’active annoncés, devrait s’accroitre. Or elle est confrontée à une crise d’effectifs vieillissants avec un recrutement insuffisant et une absence de féminisation et de jeunes. Et c’est bien ce recrutement qui sous-tend paradoxalement la survie de notre syndicat. Sont abordées ensuite les différentes missions et activités du Syndicat : 

– Promotion de l’image du médecin militaire et du SSA par sa participation aux baptêmes de promotions et des journées de l’association Santards Navalais et Tradition, creuset des adhérents de demain. Le lien avec les unités est en revanche à promouvoir.
- Défense en justice des droits et intérêts matériels et moraux de ses adhérents. Rôle dont d’ailleurs peut se prévaloir toute Association (arrêt du 15/03/15 Cours d’Appel de Paris) 

– Guide de la transition professionnelle (refonte du guide de reconversion de 2007). Très gros travail en collaboration avec la Cellule de Reconversion de la DCSSA (Mme M. Lamarque). Sortie programmée fin 2019.
- Le Site Internet, outil de Communication incontournable, en rénovation depuis 2016 (les newsletters remplaçant les bulletins papier) mais auquel manque un Webmaster bénévole disposant de temps. Prestation extérieure trop onéreuse. 

– Maintien du siège du SAMA au GOMED au prix d’une réduction de loyer et du temps de secrétariat, compensé par le dévouement hors norme de Mme Christine Le PAHUN.
- la nouvelle réforme des retraites ; surveillance et vigilance du SAMA sur les projets visant les militaires et médecins, en activité comme en retraite. 

Le président conclue son propos en sollicitant plus d’implication de ses membres. « Un sursaut est nécessaire, il y va de la survie du SAMA ». 

2/ Rapport du trésorier (bilan 2018) : Dr J. L. Pinaud

Ce bilan détaillé figure en PJ 1. Il dégage un solde de 9158€ en date du 31/12/2018. Un seuil critique est atteint. Quitus à l’unanimité.
Malgré un solde positif, les adhérents sont vivement sollicités pour soutenir les finances du SAMA par des dons ou des surcotisations à leur convenance. 

Le système de virement par Paypal n’est pas favorable au SAMA : rémunération de 4 à 8 € selon le montant. Il pourrait être remplacé dès que possible par un système gratuit type Helloasso. Jusque-là, les chèques sont privilégiés. 

3/ Rapport d’Activités du Secrétaire général : Dr L. Reymondon 

Lequel retrace l’historique du SAMA, d’abord AMA (type loi 1901) en 1972 sous l’impulsion de Jacques-Henri Baixe, illustre Médecin de Marine avant d’être l’ardent défenseur de nos droits vis-à-vis de la CARMF.
Le SAMA lui succédera (code du travail oblige) avec de nouveaux combats, dont la sauvegarde de nos titres militaires sous l’égide de personnages tels Yves Pirame, doyen d’âge et mémoire vivante du SSA et du SAMA et avec la participation du Professeur J. ROUX et le soutien actif du Sénateur Victor ROBINI, célébré ce matin et siégeant alors à la commission des affaires sociales. 

Trente ans plus tard le SAMA, c’est encore et toujours la défense de nos secondes carrières et en même temps la fidélité au service qui nous a formés et à ses valeurs. Face aux défections du bureau, Le Dr L. Reymondon a accepté de reprendre du « service » tout en espérant que cet intérim laisse la place à une consœur féminine (taux voisin de 60% dans nos Ecoles). 

Après un rappel des chantiers en cours et des risques financiers qui menacent l’existence du SAMA, le Secrétaire Général en appelle à la mobilisation de tous et livre le Message de B. LEFEVRE, Président d’Honneur gravement souffrant, autour de ses 3 valeurs : 

« Recherche de l’Excellence, Sens du service
Et Amour des autres » 

4/ Discussion/Débat 

Sur les thèmes évoqués, telle la qualification en médecine générale non acquise en quittant le service. Effet contradictoire entre la polyvalence du médecin militaire et la monospécialité imposée par le CNOM pouvant générer des retards d’installation. Des textes seraient en défaveur des médecins militaires.
Demande d’infos en ce sens auprès du Directeur des Ecoles de Santé de Lyon et de la DCSSA dans leurs relations respectives avec l’Université de Lyon et du CNOM. 

La réforme des retraites « Delevoye » est l’objet d’une présentation par F. Chassaing. Elle ne sera définitive que d’ici 10 ans mais réclame toute notre attention et notre vigilance. A suivre sur newsletter.
Ph. Peu Duvallon souhaite que le SAMA soit représenté au sein des administrateurs de l’ASNOM et propose l’envoi d’une motion aux autres syndicats médicaux, au CNOM et au Quotidien du Médecin. 

Après relecture, le texte suivant est adopté par le CA. 

Le SAMA, à l’issue de son Assemblée Générale du 13/04/2019, rappelle : 

– la persistance de certaines difficultés rencontrées par les Médecins des Armées lors de leur transition professionnelle vers la vie civile, 

– la nécessaire vigilance concernant les travaux de la Commission Delevoye sur la réforme des retraites. 

La séance est levée à 17h30 après réélection du Président Gérard Desmaris, du Secrétaire général Louis Reymondon, du trésorier Jean Louis Pinaud et du secrétaire-adjoint Michel Robert. Xavier Loniewski a accepté de conserver le rôle de Webmaster à la mesure de sa disponibilité. Plusieurs membres du SAMA se sont ensuite rendu au remarquable et très instructif Musée de la Libération du Muy où deux guides bénévoles les attendaient. 

Le Secrétaire Général adjoint Michel ROBERT 

LA NEWSLETTER DU SAMA POUR L’AG DU 10/07/18 à PARIS

MOT DU NOUVEAU PRESIDENT 

Pour la première fois depuis dix ans le SAMA accueillait à son AG un représentant du CNOM, le Dr BRASSEUR qui est aussi un réserviste actif sur les bâtiments de la Royale. Deux représentants de la DCSSA, le MG ROGIER et madame LAMARQUE nous ont fait l’honneur d’accepter notre invitation; représentants qualifiés puisqu’ils sont respectivement responsable de la stratégie et de la reconversion. Le cadre informel a permis des échanges tripartites très intéressants et même nécessaires.

Alors que le plan SSA 2020 arrive à son terme, il faut déjà se projeter plus loin et se poser la question de la raison d’être du SSA. « Ne pas changer, c’est mourir» rappelle le général ROGIER. Le service s’est déjà recentré sur le soutien opérationnel des troupes. Aujourd’hui, les modalités d’action changent: groupes d’intervention plus petits et plus nombreux. Il faudrait un nombre plus important de jeunes médecins pour satisfaire les besoins. Or le SSA a des difficultés à recruter et à fidéliser. Ceci conduit à une fatigue proche du burn out pour 90 % des médecins en service dans les forces. Un recours à des contractuels est nécessaire, mais aussi une gestion des flux adaptée. Il s’agit de rendre le service attractif, de pouvoir le quitter dans de bonnes conditions et de pouvoir y revenir pour une certaine période. Le Guide à la Transition professionnelle trouve ici toute son importance. Le terme Transition exprimant mieux cette possibilité d’aller-retour que Reconversion. Cette gestion des flux implique la mise en œuvre de protocoles Santé/Défense relatifs aux questions de l’inscription à l’ordre et à l’exercice des spécialités exclusives. Le docteur BRASSEUR connaît bien ces problématiques. Un médecin qui demande son inscription à l’Ordre comme généraliste doit justifier de trois mois de pratique de gynécologie et trois mois de pédiatrie dans les trois années précédentes. Ces spécialités n’existent plus dans le SSA. Pour le MG ROGIER, le médecin « généraliste» militaire doit avoir des compétences d’urgentiste, ceci alors que les CAMU vont disparaître. Les représentants du SSA et du CNOM s’accordent sur la nécessité d’établir des passerelles dans ce « silotage »des modes d’exercice actuels. Le docteur BRASSEUR nous donne une information d’importance pour nos jeunes camarades désirant quitter le service pour s’installer dans le civil. Les 60000 médecins seuls en zone sous dense (désert médical) vont disparaître. Ce type d’exercice n’est plus viable. Les ARS ne parlent plus que maisons médicales qui regroupent plusieurs acteurs de la santé. 

A la suite de cette AG vous m’avez confié la Présidence du SAMA. Je sais pouvoir compter sur l’aide de Louis REYMONDON qui a bien voulu me succéder au secrétariat général. Nous avons besoin de tous les membres car des dossiers très techniques comme celui des retraites, des reconversions, des réorganisations des services de santé, nous attendent. Le SAMA ne devrait pas être qu’une chambre de résonnance des angoisses mais une force de réflexion et de proposition. Bonnes vacances à toutes et tous. 

Dr Gérard DESMARIS Président 

PROCES VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE 

Le samedi 30 juin 2018 

Au siège de l’ASNOM, 19, rue Daru 75017 PARIS 

Cette AG du SAMA 2018 a pu se réunir au 19, rue Daru, 75017 PARIS, siège national de l’ASNOM, à l’invitation amicale de son président, le Dr Georges DURAND, représenté par le Dr Alain RICHARD. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. 

Etaient présents: Le président Xavier LONIEWSKI, le président d’honneur Bernard LEFEVRE, le secrétaire général Gérard DESMARIS, le Trésorier Jean-Louis PINAUD, les Drs François CHASSAING, ancien président, François DAVID, ancien secrétaire général, Louis REYMONDON et Michel ROBERT, membres du Conseil d’Administration, la Médecin en Chef Anne-Marie JALADY (participante à titre de camaraderie). Ces 9 présents étaient porteurs de 41 pouvoirs valides. 

Etaient excusés: Les Drs Yves PIRAME, ancien secrétaire général, Philippe PEU-DUVALLON, ancien président, Jean-Charles REMY, ancien trésorier, Bernard DAUBA-ETCHEBARNE et Daniel LAVAUD, membres du Conseil d’Administration. 

Invités présents: Le MG Christophe ROGIER, directeur de la Division Expertise et Stratégie Santé de Défense de la DCSSA, représentant la MGA Maryline GYGAX GENERO, directrice centrale du Service de Santé des Armées, Madame Muriel LAMARQUE, cheffe de la section « transition professionnelle » du SSA, le Dr Jean-Marc BRASSEUR, représentant le Dr Patrick BOUET, président du Conseil National de l’Ordre des Médecins. 

Invités excusés: Le Dr Francis LOUIS, président de « Ceux du Pharo » retenu à Marseille. Madame le Dr Anny-France DAMAS, veuve du Dr Jean-Michel DAMAS, ancien président national de l’ASNOM et collaboratrice de la Rédaction du Bulletin. 

ORDRE DU JOUR 

La séance est ouverte à 9 H 45 : 

Le Rapport moral du président Xavier LONIEWSKI évoque les promesses de campagne du Président de la République et les principaux points mettant en danger la situation des anciens médecins des armées dans leur reconversion, leur retraite ou les pensions de réversion. 

Le Rapport financier du trésorier, le Dr Jean-Louis PINAUD, expose les dispositions de réduction des dépenses imposées par la baisse des recettes et la nécessité d’entamer les faibles réserves. Elles ont abouti à un redressement de la situation générale avec un solde du compte de + 5 755 € au 31 décembre 2017. La réduction (de 10 à 5%) du temps de secrétariat de l’assistante mise à disposition par le GOMED a été une économie regrettable mais substantielle et il faut remercier Madame Christine LE PAHUN, qui n’en accomplit pas moins les mêmes tâches essentielles qu’auparavant. Quitus au trésorier à l’unanimité. 

Le Rapport d’activité du secrétaire général, le Dr Gérard DESMARIS, a parfaitement balayé les missions du SAMA, les services rendus, les inquiétudes légitimes de certains dont il s’est efforcé de faire une analyse apaisée conduisant à une vigilance accrue et l’espoir de solutions acceptables malgré ce contexte général extrêmement préoccupant. 

Ces trois Rapports ont été discutés dans un dialogue serein et constructif où chacun a apporté ses remarques, ses propositions, son expérience particulière de tel ou tel dossier, en particulier celui des retraites suivi par le Dr Bernard LEFEVRE dans le cadre de la CPRM (Confédération des Personnels Retraités Militaires) et de la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale. Le Quorum étant atteint (9+41), ils ont été APPROUVES à main levée à l’UNANIMITE. 

Le président a ensuite prié ses invités représentatifs de s’exprimer, ce qu’ils ont fait longuement, échangeant librement aves les administrateurs du SAMA et balayant les grands sujets de préoccupation:

Le Médecin Général Christophe ROGIER a commenté les changements en cours et en projet dans le fonctionnement du service de Santé des Armées et de ses missions très diverses et parfois très exposées. Il a expliqué le recours nécessaire à des praticiens contractuels, les changements de méthodes et de pratiques reposant sur les ressources du numérique, en pleine évolution, auxquelles le SSA réfléchit et se pose même en leader d’innovation. Ce directeur de la Division Expertise et Stratégie Santé de Défense de la DCSSA conclut en affirmant devoir répondre aux objectifs fixés « en tenant compte des ressources allouées ». Dans un livre récent, le Dr Patrick BOUET, sortant de sa réserve de président de l’Ordre National des Médecins, alerte sur le devenir catastrophique du système de santé, dégradé insidieusement par la vision purement comptable de « maÎtrise des coûts « . Militaire ou civil, le système de santé de notre pays se voit contraint de supporter la réduction des moyens financiers par des politiques innovantes et des réformes structurelles en gestation. On préférerait une politique adaptée aux besoins. Madame Muriel LAMARQUE est alors invitée à exposer les méthodes de travail qu’elle met en place pour préparer, non « la reconversion » mais la « transition professionnelle » (le terme est plus dans l’air du temps !) des personnels militaires de santé vers des emplois civils, libéraux ou salariés. Il est convenu avec le SAMA que, dès l’été, la préparation de la refonte de son Guide à la Reconversion sera conduite en concertation et échanges d’intérêt mutuel avec, notamment, un format commun de fiches dédiées aux divers modes d’exercice envisagés. On insiste d’un commun accord pour dire que le départ du service actif dans les Armées se prépare au moins 6 à 12 mois à l’avance et que notre action commune doit viser à faciliter ce changement sous tous ses aspects (professionnel, juridique, social, etc … ). Le SAMA s’oriente ainsi vers un « Guide à la transition» de format informatique, largement diffusé et accessible car les départs surviennent encore de manière trop « brutale, violente et inattendue ». Le partenariat avec le DCSSA est relancé. 

Le Dr Jean-Marc BRASSEUR, représentant le CNOM, occupe aussi des fonctions à titre personnel dans les organismes de réserve de la Marine Nationale, très au fait des préparatifs de reconversion. Il révélera qu’aujourd’hui, si le diplôme de docteur en médecine conserve bien une valeur « universelle », il faut toutefois, pour être autorisé par l’Ordre à s’établir comme médecin généraliste, faire preuve de spécialisations en médecine générale qui comporte notamment des attestations universitaires de compétence en pédiatrie, gynécologie, gériatrie, etc … Qui le sait? Des échanges entre le SAMA et le CNOM s’avèrent indispensables et seront l’objet de concertations à la demande après cette matinée très instructive. La question épineuse du recrutement (commun à toutes les associations ou syndicats professionnels) est liée au manque de communication. Le MG ROGIER donne d’utiles conseils pratiques en recommandant l’accès aux sites médico-militaires avec lien vers le SAMA, Facebook ou blogs à concevoir. Le président LONIEWSKI y restera très attentif. 

A 12 h 00 h la séance est levée, en remerciant tous les participants. 

Une brève intervention du Secrétaire Général annoncera que le Conseil d’Administration est inchangé. Le président en exercice et le trésorier adjoint ne renouvelant pas leur mandat, le SAMA les remercie pour leur efficace dévouement et le nouveau Bureau est établi comme suit: Président: Gérard DESMARIS, Président d’honneur (retraites et mesures sociales) : Bernard LEFEVRE, Pastprésident en charge du web: Xavier LONIEWSKI, Trésorier général: Jean-Louis PINAUD , Trésorier adjoint: Bernard DAUBA-ETCHEBARNE, Secrétaire général: Louis REYMONDON (féminisation du recrutement) Secrétaire général adjoint: Michel ROBERT. 

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Un repas à « Il était une oie dans le Sud-Ouest» a prolongé ces échanges conviviaux. 


Mes Chers Camarades,
Après avoir lu la note de notre Président d’Honneur, le Dr François Chassaing, « Qu’est-ce qu’un établissement hospitalier moderne ? » des images des hôpitaux militaires du siècle dernier me reviennent.
C’était bien ! Souvenez-vous de leurs salles communes peuplées d’appelés en pyjama bleu clair. Beaucoup d’appelés et peu d’élus à la fonction enviée de « malade dit travailleur »
Je vous adresse cette photo prise en Août 2017 à l’hôpital des Invalides.
Oui, c’est bien au centre un ancien trésorier du SAMA.
Non, il ne pousse pas une tondeuse à gazon, ce n’est pas un « malade dit travailleur », il n’y en a plus depuis longtemps ! mais il montre à ses proches émus, que grâce à un déambulateur à 4 roues, même si elles sont totalement indépendantes les unes des autres, il peut déambuler seul en tout terrain, sur le gazon de l’hôpital des Invalides.
Ce texte est un acte gratuit qui ne veut rien prouver mais qui me permet de rire sans me moquer d’un aléa de santé.
On parle beaucoup actuellement du rire à l’hôpital…
Très amicalement à vous.
Jean Charles REMY

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE H.I.A. STE ANNE A TOULON SAMEDI 9 JUIN 2007

Début de l’Assemblée Générale : 9h

Accueil et émargement des participants à l’Assemblée Générale : remise du dossier de l’ AG.

Le Dr Bernard LEFEVRE prend la parole pour remercier les personnes venues assister à l’Assemblée Générale du SAMA et présente le déroulement de la journée.

groupeEtaient présents les Docteurs : Ph. BARNAUD, Henri BEZES, François BRISSET, Louis CARRET, François DAVID, Jean Luc DUVAL, Jean FEUILLERAT, Gilles FILLIARD, Daniel LAVAUD, Bernard LEFEVRE, Jean Noel LEVEQUE, Laurent MARTINI, Sylvie MONROUX ROUSSEAU, Pierre MOREAU, Patrick NOUAILLE de GORCE, Ph. PEU DUVALLON, Jean Louis PINAUD, Yves PIRAME, Jean Charles REMY, Louis REYMONDON, Pierre SALIOU.

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